Rock'n'fun in Canada

17 octobre 2011

Demander sa résidence permanente, ou comment avoir des envies de meurtre alors qu'on est sain d'esprit, PART 2

Comme je vous en parlais ici, demander sa résidence permanente pour immigrer au Québec n'est pas une mince affaire!

Partie deux: me voici donc dans l'avion, le 11 septembre dernier, à destination de Lyon. 

Après 2-3 jours de repos, un mariage, et quelques resto, j'attaque les démarches à proprement parlé.

Phase d'attaque: contacter tous mes employeurs depuis 5 ans (cela comprend les stages effectués durant mes études d'infirmière) afin de leur demander des attestations de travail; pas très compliqué en soit, mais il m'a parfois fallu insister un peu car on approchait le milieu du mois et la période des paies était proche et là, c'est le drame. Je me suis donc rendue dans deux cliniques + mon école d'infirmière, où tout s'est finalement bien passé: j'ai eu les documents en temps et en heure, presque avec le sourire (faut pas pousser quand même).

Phase d'attaque bis : faire certifier conforme toutes les photocopies nécessaires au dossier infirmier ainsi qu'au CSQ (Certificat de Sélection du Québec = première partie de la demande de Résidence Permanente). C'est là que les choses se sont un peu compliquées... Pour le dossier infirmier, il était spécifié que les copies devaient être certifiées par l'établissement ayant fourni l'original: va pour l'Académie de Lyon (100 rue Hénon, dans le 4ème, proche du métro Hénon) pour le Bac et le Brevet, où je m'entends dire que les copies se font en trois parties (et donc, trois endroits différents!) et que ça prend... plus d'un mois!!! Argh! Je me suis étouffée en entendant ça. J'appèle le Palais de Justice de Lyon, ou je devais me rendre pour la deuxième partie; grand bien m'en à pris! On m'annonce que des accords sont signés avec le Québec et que "les trois parties" ne sont pas d'actualité, ouf! Je remonte en informer la personne qui m'a renseigné (car oui, j'ai passé le coup de fil juste en sortant et oui, je suis quelqu'un qui pense à ceux qui viendront après moi) et là, forcément, je me fais engueuler car il connaît mieux son travail que moi; je n'insiste pas et me casse rapidos car je n'ai pas que ça à faire, moi.

Pour mon diplôme infirmier, direction la DRJSCS (anciennement DDASS, située au 245 rue Garibaldi, dans le 3ème, métro Garibaldi). Une fois sur place, j'apprends qu'ils ne font pas de photocopies conformes mais qu'ils délivrent une "attestation" (m'en fous moi! Mais je prends quand même, on sait jamais).

Il me restait donc quelques copies: passeport (page d'identification + tous les tampons de visas), carte d'identité, relevés de notes depuis... la sixième(!), etc... Pour ces dernières, il est dit (sur les forums, par des amis ayant effectué les démarches,...) que les mairies d'arrondissement ne sont plus habilitées à certifier conforme des documents: FAUX. Si l'on vous dit que ça ne se fait plus, sachez qu'ils sont dans l'obligation de le faire dans le cadre d'une demande d'immigration (au Québec, tout du moins). Mais quelle mairie contacter? Celle de mon dernier domicile? De mon lieu de naissance? Du domicile que j'occupe durant les vacances? Et bien, il s'agit de ce dernier (aucun justificatif n'est demandé, ça change...)

Là ça devient vraiment drôle (outre le fait qu'il faut penser à faire ses photocopies avant de se rendre en mairie, sous peine de se retrouver à faire 30 photocop' à La Poste la plus proche, à coup de pièces de 20 centimes par feuille; je vous laisse imaginer la scène et surtout la tête de ceux qui patientaient derrière moi, hum) c'est lorsque la gentille dame de la mairie de dit: "aaaaaah! Mais on ne fait pas les copies de passeport, ni de carte d'identité et encore moins de visas! Il faut aller… euh… *Marie-Denise? La dame elle veut savoir ou faut aller pour le passeport? Quoi? Ah, toi non plus tu sais pas? Bon, je fais patienter la dame*" 

Après 3 coups de fils, et à raison de 4 coups de tampon sur 30 feuilles plus tard, et quelques dizaines de minutes de trajet -et d'attente- me voilà à la…. *roulement de tambour* PréfectureMais l'aventure ne s'arrête pas là, sinon, ce serait trop simple! Une -autre- gentille dame (oui, dans l'administration, c'est un peu comme chez les bisounours, tout le monde est gentil o_O) me dit: "aaaaaah! Mais on fait pas les copies de visas, il faut aller à chacunes des ambassades concernées! = dans mon cas, Canada (là encore ça va), mais aussi EU, Inde eeeeeet… RUSSIE! >.< 

A ce moment là, je n'ai souhaité qu'une chose: faire un mariage blanc avec n'importe quel québécois, même moche et bête…

Un coup de fil au Consulat de France à Montréal plus tard, me voilà rassurée: ils se chargeront contre la modique somme de 20$ par dossier de certifier les documents restants.
Moralité: quitte à payer 20$, ne faites pas comme moi qui ai couru de partout, faites tout certifier au Consulat.

Retour à Montréal le 26 septembre, direction le Consulat donc (cette fois, j'ai bien pensé à faire les copies AVANT d'y aller). Là encore, un gentille dame -c'est un doux euphémisme- m'accueille et me demande si j'ai mis mes feuilles dans le bon ordre car elle va les brocher ensemble *mais qu'est-ce qu'elle dit la dame? De quoi elle parle bord*l?* Je lui répond un vague "oui" et lui demande si je pourrais les débrocher par la suite: gloups, il semblerait que non. Mais comment je vais faire pour mettre toutes mes copies entre??? Puis si mon dossier est tout croche, je vais perdre des points! Il semblerait que je n'ai pourtant pas le choix...

J'ai envoyé la totalité des documents en recommandé avec AR, il y a quatre jours, avec en première page, une lettre d'excuse sur la "jolie" présentation du dossier; Dieux de l'immigration, priez pour moi.


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